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Le restaurant du club alpin 1465 à Champex

Retour aux articles 02/10/2021

 

Avant de pénétrer dans ce restaurant gastronomique, votre regard sera attiré par ses vitrines consacrées à la petite reine :  le vélo. 

Rien d’étonnant lorsque vous saurez que son propriétaire est Monsieur Michel Thétaz le patron de l’équipe cycliste IAM.

 

 

 

 

Après avoir franchi la porte d’entrée et montré patte blanche avec votre certificat Covid, vous serez tentés de prendre place dans ce petit coin très tendance, propice à savourer votre apéro.

 

                      

Découvrons la salle à manger, lumineuse et au travers de grandes baies vitrées vous pourrez voir le lac de Champex. N’oubliez pas de réserver votre table car le nombre de couverts est limité à 40. C’est très bien pensé car cela va permettre une organisation fluide et fonctionnelle de la salle et des cuisines.

 

 

 

           Parmi les différents menus proposés celui de la chasse a retenu notre attention.

              

 MENU VISIONS ALPINES 

 

Mise en bouche


Le pressé de gibier aux épines vinettes et noisettes torréfiées

 

Les cardons rôtis, châtaignes à la braise et ail noir Bio

 

Les médaillons de chevreuil, mirabelles glacées, pulpe de cornouille

et jus au poivre frais

 

 

 

Le nid croustillant autour de la courge et de la bière

 

​​ 

 

Pas de surprise ni de fantaisie pour le choix du vin. On avait déjà précédemment découvert cette cuvée baloise Jauslin, un Pinot noir de 2016 absolument remarquable. Pour accompagner un menu chasse c’était particulièrement bien trouvé même en terre valaisanne.

Cas échéant, la cave du 1465 vous proposera plusieurs centaines de crus très différents que vous consulterez sur une tablette numérique.

Pour bien débuter ce repas, une mise en bouche surprenante.

 

                       

Première vraie surprise avec cette mise en bouche constituée d’une émulsion aux senteurs de potimarrons et de cubes de courge glacés. 

Assez surprenant, j’aurais bien vu cette vérine comme coup du milieu et non en entrée !

Mais on n’allait pas manquer de s’apercevoir que ce menu continuerait à nous surprendre en s’écartant des traditionnelles saveurs et présentation d’un menu de chasse.

                          

Ce pressé de gibier présenté sous la forme d’un gâteau aurait pu nous faire penser à l’arrivée du dessert. Du totalement inédit. 

J’aurais bien été en peine de reconnaitre cette entrée malgré le gout du chevreuil et un petit côté noisette. On notera au passage la présentation florale et colorée.

 

                      

 

Nous avons particulièrement apprécié, sorti du terroir genevois, ces cardons rôtis agrémentés de quelques miettes de châtaignes, le tout relevé par une touche d’ail. A notre avis, ce fut le meilleur plat de par son originalité et ses saveurs.

Restait à passer au plat principal : Les médaillons de chevreuil, mirabelles glacées, pulpe de cornouille et jus au poivre frais. 

 

   

 

Cuisson parfaitement maitrisée, tendres avec une touche de poivre, c’était parfait, sans oublier ces petites boules de mirabelles glacées.

L’accompagnement de spaetzlis de courge n’a pas manqué encore de nous surprendre malgré une friture un peu trop grasse.

Je ne suis pas un gros mangeur ni un routier, mais la portion m’a parue un peu congrue.

  

Et pour terminer au dessert :  Le nid croustillant autour de la courge et de la bière. 

                             

 

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas aimé.  Va encore pour ce croustillant étonnant à la courge qui m’a paru un peu trop bourratif, mais c’est surtout cette glace surprenante à la bière qui n’a pas rencontré mon adhésion. Ma fille m’avait pourtant déjà fait gouter de la glace au curry, puis au Campari que j’avais moyennement appréciée, mais pour ce coup-ci cela n’était pas dans mon registre.                                                                A chacun ses gouts et ses couleurs….

                             

 

Un excellent café accompagné d’une petite crème brulée et d’un chou à la crème mettait un point final à ce repas.

Vous l’aurez compris, ce repas était digne de figurer dans un guide étoilé et le prix de ce menu à fr 98. -- était tout à fait raisonnable.

 

Epilogue :

Comme d’habitude les deux chefs : Maël Gross et Christophe Genetti sont venu nous saluer à la fin du repas. 

C’est le moment que j’apprécie le plus. Rare sont les occasions où vous pouvez échanger vos points de vue, vos remarques, voire connaitre quelques astuces de cuisson avec ceux qui sont aux commandes des fourneaux.

Merci Messieurs, vous êtes un exemple que j’aimerais bien voir dans d’autres restaurants.


              

             

Petit bémol : le service

Rien à dire sur la tenue vestimentaire du personnel : chemise blanche, pantalon noir et baskets blanches pour tout le monde. Le personnel est attentif, suffisamment nombreux pour assurer le bon déroulement du service, mais :

-        Lors de notre arrivée, trois personnes discutaient entre elles à l’entrée de la salle. Il a fallu plusieurs minutes avant qu’elles s’aperçoivent de notre présence.

-        Lors de la présentation de chaque plat, l’explication donnée a été claire, bien formulée, mais on aurait dit une leçon apprise par cœur comme une bande enregistrée. J’aurais aimé un peu plus de chaleur, de personnalité, voire d’enthousiasme.

-        Nous avons du nous servir nous-mêmes de vin, nos verres vides n’ayant pas attiré l’attention du service.

-        Enfin, comme je l’ai dit plus haut je n’ai pas aimé le dessert. Les serveurs ont bien passé 3 ou 4 fois devant notre table, sans remarquer et s’enquérir que je n’avais rien mangé, voir éventuellement me proposer autre chose. Ce n’est qu’au moment de desservir que j’ai pu dire que ce dessert n’était pas à mon gout. : réponse du serveur :  cela peut arriver. 

-        Enfin, j’avais demandé ce qui se cachait dans le petit chalet au bord du lac : j’attends toujours la réponse.

Tout cela n’est pas très grave, mais pourrait être amélioré facilement.

Conclusion :

Je ne vous cacherai pas que ce menu chasse m’a séduit, mais laissé très perplexe pour ne pas dire dérouté.

Ne croyez pas que je n’ai pas apprécié les mets servis, bien au contraire.

Cela m’a fait penser à ces vins millésimés que l’on n’a jamais bus et que l’on déguste pour la première fois. Vous vous demandez alors comment les juger.

J’ai couru de nombreux restaurants comme en témoigne mes nombreuses chroniques gastronomiques.  Je suis un chevalier du Tastevin et ex-président du cercle genevois des toqués, alors j’aimerais bien connaitre l’avis de ces membres sur ce repas.

Si parmi les « toqués « qui étaient présents à notre dernier repas, leur curiosité a été mise en éveil et qu’ils sont prêts à me donner leurs avis, je suis disposé à organiser une sortie à Champex au 1465 qu’ils me le fassent savoir dans un commentaire au bas de cette chronique.

                     

JCE/3.10.2021       

Voir également ma précédente chronique du 14.9.2020 sur cet établissement.

Club Alpin Champex

Salut Jean-Claude
merci pour ton article très détaillé,qui me fait vraiment envie de découvrir le Club Alpin.
Avec regrets, en raison de l'état de santé de Ragnhild, je ne peux pas faire de projets de déplacements à l'avance.
Je garde ta chronique en tête, et peut-être l'occasion se présentera....
Très bonne journée

merci bcp A+ Alain Morard

merci bcp A+
Alain Morard

Salut ex-président des

Salut ex-président des ex-Toqués,

Que ne peut-on donc pas trouver dans un village de montagne comme Champex!
Ce 1465 semble vraiment sortir du lot des restaurants de montagne comme on en avait l'habitude. La modernité, le style, la construction du bâtiment sont inattendus et dénotent déjà l'esprit d'ouverture des propriétaires.

Quant au repas que tu y as consommé, je pense qu'il est d'une grande inventivité et originalité, préparé avec beaucoup de soin mais aussi beaucoup d'audace pour sortir des sentiers battus. Comme toi, je ne suis pas convaincu du dessert, mais peut-être avons-nous trop l'habitude de vraies douceurs pour clore un bon repas?

Sans aucun doute, le 1465 vaut le détour, voire même le voyage. Je serais prêt à participer à une sortie à Champex, mais la période automnale et hivernale me semble nettement moins indiquée que le printemps ou l'été. Toujours très impliqué dans l'organisation de notre festival Novembre Musical des Voirons et occupé par plusieurs autres activités, je ne vois pas de possibilité pour moi encore cette année. Le 1465 propose sans doute d'excellents plats aussi en-dehors de la période de la chasse.

J'apprécie toujours tes chroniques, gastronomiques ou autres, même si je n'envoie pas très souvent des commentaires.

Bien amicalement
Max

1456

Intéressant, mais qu'est devenue la simplicité.
Messieurs les "chefs" assez de ces chichis et tape-à-l'oeil inutiles.

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