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I.A. : au fait c'est quoi ?

Retour aux articles 14/10/2018

 

N’en déplaise à mon ami Gilbert qui voudrait vivre cantonné dans son petit environnement sans croissance, ni nuisance ou à Markus qui déplore son impuissance face aux dérives de notre monde actuel, force nous est de constater que nous sommes entrés dans une nouvelle civilisation : celle de l’informatique et plus concrètement celle de l’Intelligence Artificielle (I.A.) et de la robotisation.

Et cela risque bien de chambouler nos bonnes vieilles habitudes et notre mode de vie !

A l’évidence tous ces objets connectés (dont vous rigolez bien lorsque je vous en parle) préfigurent ce qui nous pend au nez car ces produits sont directement liés à des processus manufacturiers.

 

Petit retour en arrière de quelques 100 ans, c’était le début des réseaux électriques en Suisse !

Ceux de ma génération se souviennent vers les années 1950  de leur première Tv noir-blanc, de leur premier frigo et moi de mon premier téléphone portable acheté en 1990.

       

Rendez-vous compte, en moins de 30 ans le chemin parcouru pour aboutir à nos smartphones actuels. Vous pouvez atteindre par téléphone n’importe qui dans le monde, faire des photos dignes des meilleurs appareils, voir la TV en couleurs et prendre le contrôle de votre maison à distance, sans oublier de pouvoir lire votre courrier.

Tout ce préambule pour constater que les progrès de la technique évoluent à une vitesse incroyable. On n’est qu’au balbutiement de ce qui va bouleverser nos vies dans les 3 décennies à venir, d’avantage qu’au cours des 2000 ans qui viennent de s’écouler.

L’automobile autonome  laisse préfigurer cette tendance.  (1)

 

Nous sommes tout bonnement entrés dans  une nouvelle ère, celle de la civilisation informatique qui sera régie par l’intelligence artificielle (IA) et la robotisation.

 

 

Ces futurs systèmes informatiques s’inspirent de la logique mathématique,  proche de nos réseaux neuronaux et s’appuient sur une progression constante à mémoriser des milliards d’informations.

Cette puissance et rapidité  de calcul, basées sur la modélisation, permettent à un moteur IA de battre aux échecs et au jeu de Go, les champions du monde de ces catégories.

A l’évidence en «  ingurgitant «  tous les textes juridiques disponibles de loi, l’IA est déjà capable d’être aussi performante qu’un avocat ou un juge. On sait également que certains diagnostiques médicaux établis par un ordinateur sont aussi fiables que ceux d’un docteur.

 

 

Mais, je vous entends déjà me rétorquer que ces ordinateurs ont été « nourris »  par l’homme et sont bien incapables d’apprendre par eux-mêmes.

Et bien détrompez-vous.

Google, Microsoft, IBM et Facebook mettent des moyens colossaux dans le » deep learning « 

Il s’agit de faire apprendre à l’ordinateur des connaissances basées sur l’accumulation de données et leur modélisation pour les rendre autonomes. Croyez-moi, ils ne sont pas loin d’y parvenir.

 

 

 

Dans ces perspectives irréversibles, je vois un grand danger pour l’Europe.  Elle n’a rien compris d’où allait se situer son  futur et n’a pas les moyens de jouer dans la cour des grands.

L’avenir industriel, scientifique, commercial passera en majeure partie par l’IA et la robotique. Nous autres, dans une Europe à l’agonie financière, incapable de gérer les flux migratoires, de plus en plus divisée par la montée du populisme, nous serons condamnés à jouer les seconds rôles, tout comme nous avons laissé filer la fabrication des téléviseurs, de l’électroménager et des smartphones en Asie. 

Si vous ne me croyez pas, en voici la preuve :

 Selon mes sources  la France avait en 2016 un budget dédié à la recherche pour l’ IA de 1.5 milliard   d’euros et on y recensait  5000 chercheurs.

Pour la même période, les USA ont dépensé 25 milliards de dollars. 

Et plus inquiétant, la Chine , tenez-vous bien , parle d’injecter 150  milliards de dollars et posséderait 432'500  chercheurs en IA !

 

Le risque dès lors sera énorme que nos meilleures têtes universitaires et les start-up à la pointe dans ce domaine s’expatrient là où elles auront le plus de chance de réussir et d’être le mieux payées.

 

Notre principal défaut étant notre pessimisme  généralisé, nos yeux se retournant vers les splendeurs et gloire du passé au lieu de nous pousser à investir dans l’IA et l’innovation tout en sachant que plusieurs resteront malheureusement sur le carreau.

Mais je ne serais plus de ce monde pour voir la réalisation de ce que je pense.   

 

JCE/14.10.2018

 

NB :   (1) l’autonomie de l’automobile du futur sans chauffeur  va supprimer des millions d’emplois (chauffeurs de poids lourds et de taxis). Et voilà qui illustre parfaitement la théorie de l’économiste Joseph Schumpeter : les découvertes majeures entrainent la destruction d’emplois mais qui sont compensées par la création de nouveaux métiers

 

 

Petit lexique  trouvé sur Internet pour se familiariser avec l’I.A.

  • L’IA faible : c’est la seule qui existe à ce jour. Elle n’a pas conscience d’elle-même et exécute des commandes ordonnées par l’humain.

  • L’IA forte : La machine apprendrait d’elle-même et serait en mesure de reproduire un cerveau humain en incluant contexte et émotions

  • La superintelligence artificielle : Un dépassement de l’intelligence humaine avec par exemple une rapidité de calcul quasi instantanée, une mémoire sans limites, la possibilité d’exécuter plusieurs tâches en même temps ou encore des prises de décisions rapides.

  • L’effet c’est celui d’une copie de ce que pourrait faire un humain, mais un peu différente et sans un ingrédient primordial : la capacité cognitive proprement humaine, c’est-à- dire la prise en compte de l’intuition, du contexte et de la logique. Bref, encore aujourd’hui, nous avons affaire à de bien belles machines mathématiques, mais elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme de réelles machines intelligentes au sens humain.

  • Mais certaines recherches notamment sur le deep learning ou apprentissage profond en français, pourraient dans les années à venir, changer la donne. La neuroscience est une science encore jeune et les technologies pas encore assez poussées pour que cela se réalise bientôt. Anticiper et calculer la probabilité des évènements à venir c’est une chose, mais utiliser le langage humain qui inclut émotion et contexte en est une autre. Quant à l’émergence d’une intelligence universelle, c’est une illusion.

 

 

 

Bonjour Jean-Claude, Comme tu

Bonjour Jean-Claude,
Comme tu passes de bonnes nuits, il ne me reste qu'à te souhaiter une bonne journée.
Pierre

Je ne sais pas et j’en suis

Je ne sais pas et j’en suis très vexé.Amities quand même.
GC

Salut grand chef; Ah quelle

Salut grand chef;

Ah quelle chronique celle là!!! Le monde se virtualise et je suis ravi de te voir nous faire suivre l'évolution et les innovations de la technologie.

Magnifique
Baba

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