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Doit-on croire les économistes ?

Retour aux articles 09/10/2017

On pourrait peut-être se poser la question ?

 

Lors de mes études, j’ai toujours eu une préférence pour les cours traitant les prévisions économiques. À cette époque mon attention avait été plus particulièrement attirée par les théories du russe Nikolai Kondratiev

 

On doit à ce brillant économiste soviétique une théorie sur des cycles économiques variant d’environ une soixante d’années qui passent par une période de forte croissance suivie par une période de dépression que l’on pourrait aussi désigner sous le nom de crise.

 

 

 

Sa théorie démontrait entre autre qu’après chaque crise le capitalisme reprenait son expansion. Cela n’a pas été du gout de Staline qui le fit fusiller en 1938.

Avec notre professeur, nous autres étudiants tentions de nous situer sur une hypothétique courbe relative à notre époque. Sans succès. Les cycles démontrés par Kondradiev étaient trop aléatoires. 

 

 

Car c’est là le problème des économistes actuels et politiciens de tout bord qui veulent nous démontrer avec force de chiffres, de statistiques, de graphismes, de nouvelles théories enseignées dans les meilleures universités, ce que la conjoncture économique nous réservera pour un proche avenir.

 

   

 Je ne vais pas «  cracher «  sur les prévisions faites par cette élite d’intellectuels.  Vous pouvez au demeurant les entendre dans des émissions leur étant consacrées à la TV ou les lire dans vos journaux favoris.

 

Car pour le coup,  j’ai aussi rédigé des chroniques sur ce genre de thèmes, souvent qualifiées de pessimistes par quelques-uns de mes amis. (n’est-ce pas Georges !)

 

Je me suis souvent cru plus malin en rédigeant mes chroniques, de penser que la théorie de Kondradief pouvait être complétée par celle plus récente d’un maitre de cette discipline : Joseph Schlumpeter (un hongrois naturalisé américain mort en 1950).  Il précisait 3 types de cycles : les courts de 40 mois, les moyens entre 6 et 11 ans et les longs de 40 à 60 ans. Ces derniers étant le résultat d’innovations majeures comme par exemple la machine à vapeur, l’automobile. Ces découvertes entrainent selon Schlumpeter une génération d’entrepreneurs-investisseurs, ces derniers bénéficiant d’un monopole temporaire et d’un retour non négligeable de leurs investissements.  On assiste par la suite à l’éclosion de nombreux entrepreneurs-imitateurs.

Et nous voilà dans un cycle de croissance de l’économie.  (Ai-je bien résumé ?).

 

Mais cette phase provoque une inflation de la consommation qui va entrainer une saturation de produits, d’où diminution des profits pouvant conduire au chômage voire à la faillite de certaines sociétés.  (vous me suivez toujours ?) Arrivé à ce stade, Schumpeter semble rejoindre la conclusion de Karl Marx sur l’inévitabilité de l’effondrement du capitalisme. Ce dernier se sclérose progressivement pour des raisons sociales et politiques au profit d’un état-providence qui comportera immanquablement des restrictions pesantes pour les entreprises et pour la classe de la population dite «  aisée «.

 

Résultat des courses : on verra apparaitre une fiscalité plus lourde et une forme de socialisme encore plus sclérosant. Et nous voilà parti dans un cycle de décroissance. 

Allez encore un peu de courage,  j’en arrive au bout de cette chronique rébarbative.

Ce que je vous voulais dire en résumé : peut-on faire confiance aux économistes et à leurs théories ?

(et là je prêche un peu pour ma paroisse)   Et bien NON, autant aller consulter une voyante.

 

 

                                         

 

 Et pourquoi donc chers lecteurs : car souvent des paramètres imprévisibles viennent perturber les analyses les plus structurées de nos brillants économistes.

Qui aurait pu prévoir par exemple avec toutes les conséquences économiques catastrophiques qui en découleraient, de l’arrivée dévastatrice du cyclone Irma, de l’élection d’un Trump, de la non élection d’un Fillon, des nombreux attentats dans des capitales européennes   ?

 Car il est tout simplement impossible de prévoir ce type d’événements de manière précise et  l’impact qu’ils peuvent produire sur les finances d’un état, sur les marchés boursiers, sur les réactions du peuple et sur l’économie mondiale.

Contrairement à un prof. d’histoire tourné sur le passé, nos économistes des temps modernes s’illustrent sur l’art de prédire l’avenir.

D’accord cela concerne que les cycles courts, mais ce sont bien ceux qui nous intéressent.

En un mot ils sont des Nostradamus du 21ème siècle.  On se rappellera ses quatrains ambigus dans lesquels chacun d’entre nous peut trouver une interprétation pouvant concerner notre époque.

Pour moi, il y a une certaine équivalence : sauf que nos économistes des temps présents savent peut-être mieux enrober leurs prédictions,  de chiffres, d’équations, parsemer leurs papiers de  beaucoup de si, mais le résultat reste d’une incertitude douteuse.

 

 

C’est bien de les écouter, mais quant à les croire….. je préfère mon dentiste !

 

JCE/ 9.10.2017

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas économiste

Je ne suis pas économiste mais selon les diverses analyses l'on peut assimiler les cycles économiques a uns sinusoïde et traiter ses variations comme un signal électrique et en appliquant le théorème de Nyquist on pourrait stabiliser et amortir les variations dans le temps. Actuellement lorsque les bourses s'emballent on les fermes et on attends que cela se calme !!
C'est l'éternel problème des automatismes qui n'ont pas de Feedback
Michel

Bien écrit, tu mérite ta

Bien écrit, tu mérite ta sélection comme sponsor de PECUNIA. Fait moi savoir quand la bulle va sauter. amitiés

Ex PICSOUSa

Pertninente chronique

Je trouve la chronique pertinente. En tout j'en ai appris.

Baba

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