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Rebelote : les Toqués retournent à Lyon

Retour aux articles 13/11/2016

A la demande générale des Toqués*, Robert notre «  ministre «  des sorties nous a réédité une excursion à Lyon. Comme l’année précédente il a pu s’entourer des services de Nicolas, un lyonnais qui fut notre guide pendant toute cette journée.

Je tiens encore à le remercier pour sa compétence, sa bonne humeur et bien entendu la connaissance sans faille de sa ville et surtout pour la découverte des deux restaurants typiques dans lesquels nous nous sommes attablés.

*Cercle très connu d’éminents gastronomes genevois fondé il y plus d’un siècle, issu d'un milieu golfique.

 

Il faut savoir qu’à peine débarqués du bus, Nicolas nous a déjà entrainés dans un «  bouchon »  restaurant typique de Lyon. Et pas n’importe lequel : chez Georges, rendez-vous incontournable et authentique de la cuisime lyonnaise.

Contrairement à ce que l'on entend, l'appellation « bouchon » ne viendrait pas du fait qu'on y « bouchonnait » (frotter avec un bouchon de paille) les chevaux des clients. Ce nom viendrait plutôt de l’habitude qu’avaient autrefois les cabaretiers de signaler leur établissement par une botte de rameaux ou de branchages accrochée à leur porte.

« Le vrai “bouchon” se doit d'entretenir une tradition sincère de la cuisine lyonnaise, basée sur l'authenticité des produits, mais il doit aussi être un foyer d'accueil chaleureux dans la joie et la bonne humeur »

Seulement voilà, pour nous autres toqués, il n’était que 9 heures du matin. Pour le coup débuter la journée par un menu tout que léger, c’était certes respecter la tradition, mais assez surprenant de se mettre à table à cette heure matinale.

 

 

 Vous avez pu lire les menus sur cette ardoise, mais le patron avait déjà fait le choix pour nous :

En entrée : salade lyonnaise de haricots frais au lard, charcuterie, pâté suivi par un sauté de cerf.

           

 

Sortie du restaurant malheureusement sous la pluie, mais il en fallait un peu plus pour nous empêcher de visiter à pied ce quartier de Lyon, avec l’étonnante découverte d’un mur peint.

 

 

 

 

 

La fresque des Lyonnais - angle quai St-Vincent / rue de la Martinière - Lyon 1er.
Vous ne rêvez pas. Ce pignon est (était) aveugle. Des mains expertes lui ont rendu la vue. Vue imprenable sur 30 visages d'hommes et de femmes qui ont "fait" Lyon. De Ste-Blandine à Paul Bocuse, en passant par Juliette Récamier, Ampère, les frères Lumière ou St-Exupéry…, plus on grimpe les étages, plus on remonte le temps. D'un balcon à l'autre, le mur est un théâtre.

 

 

 

On allait quand même ne pas manquer la visite de la basilique Notre Dame de Fourvière.

Un petit funiculaire nous facilite l’accès à une colline culminant à 300 mètres sur laquelle fut construite cette cathédrale

 

 

 

Après tous ces efforts, il était 13h30 donc grand temps de passer à table.

Nicolas nous avait dégotté une adresse incontournable : chez Chabert et fils.  

   

Vous aurez vite reconnu un authentique bouchon lyonnais sitôt la porte franchie. Ici, vous découvrirez les portraits du couple fondateur trônant en salle,  dans un décor d’origine du début du siècle avec ses poutres apparentes, la salle au plafond vouté… jusqu’à la douche au-dessus de votre tête !

Pour bien débuter : Les incontournables grands saladiers lyonnais à l'assaisonnement  « maison » réalisés dans la tradition familiale de l’établissement. Et ce n’était que le commencement de ce repas ! Pour la suite yaka (tribu connue de Genève) lire l’ardoise vous permettant de faire votre choix. Que des choses légères. La majorité des toqués n’a du reste pas hésité à prendre les pieds de cochon panés ou la langue de bœuf, deux grandes spécialités de la maison. Nicolas et moi, nous nous sommes contentés de la fricassée de poulet au St Marcellin qui pour la rime fut divin. 

 

       

 Pour le coup, tout le monde renonça aux fromages, mais fit honneur au dessert traditionnel du chef : riz au lait, flan aux œufs, poires au vin, etc… toujours aussi copieux !