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in memoriam : Dominique Mastrogiacomo ( 3.7.2016 )

Retour aux articles 07/07/2016

 

 

 

 

 

C’est avec une immense tristesse que j’ai ressorti mes albums de photos pour me rappeler les moments nombreux et privilégiés avec Dominique.

 Ils sont si nombreux que cela va être difficile de sélectionner les plus marquants.

 

                                                                     *****

Mon amitié avec Dominique remonte en 1992 à mes débuts golfiques à Esery.

J’avais entendu parler d’un membre qui tenait un restaurant à Veyrier. Déjà à cette époque mes gouts pour la gastronomie étaient en éveil.

Avec ma femme nous avons donc décidé de franchir la porte du restaurant du Mt Salève.

Nous ne connaissions pas Maria et moi à peine Dominique. Au moment de payer, on voit ce denier nous tendre un cornet de balles de golf par le passe-plats.

Voilà comment tout a commencé.

Puis nous sommes devenus des inconditionnels de son restaurant qui a été la source de notre amitié.

J’ai toujours apprécié sa fameuse entrecôte avec cette sauce qui a fait sa réputation et  le privilège de pouvoir descendre dans sa cave choisir ma bouteille de vin préférée.

 

 

                    

 

 

                                                                 *****

 Et puis, il y a eu les Gagas.

Je ne me rappelle plus lequel d'entre-nous qui avait trouvé cette idée des

                                   Grands Amis du Golf Amateur.

Tout ceci était né à la suite des parties rituelles de golf du lundi matin et des repas qui s’ensuivaient immanquablement. Nous avions écumé les restaurants de la région. Chaque fois ce fut dans une ambiance drôle, joyeuse et aucun des 4 golfeurs participants n’est pas prêt de l’oublier.

C’est à cette époque (2008) que nous avions décidé  d’organiser les sorties des Gagas en couple  qui comprenaient les Mastrogiacomo, les Werner, les Wili et les Emmel, puis Conrad Ritter.

Pendant de nombreuses années, nous avons disputé en Suisse et en France des compétitions golfiques entre nous, avec en jeu : la coupe des Gagas.

 Mais pas n’importe comment. Maria avait suggéré de porter une tenue obligatoire. On a été très remarqué sur les parcours et dans les clubs avec nos polos roses. J’avais même créé des balles logotées aux armes des Gagas.

 

  

 On se souviendra plus particulièrement d’une sortie en France où Dominique venait d’acheter des chaussures toute neuve. Sur un parcours de golf sa balle va se loger dans une petite rivière. Il n’a pas hésité une seconde à entrer dans l’eau pour tenter de sortir sa balle de cet obstacle.

Mais je ne vous dit pas ce qu’il a entendu ensuite de Maria.

      

 

L’autre histoire se situe à Albi . Avant de jouer, les 4 couples décident d’aller visiter la cathédrale. Dominique achète un cierge qu’il place devant la statue de la vierge.

En riant il nous avait confié que son vœux était pour améliorer son golf.   Et bien vous ne me croirez pas, quelques heures plus tard, il réussit un hole in one. Cela lui avait couté une tournée générale au club house, un membre local ayant repéré ce coup exceptionnel.

 

                                                                     *****

Impossible de passer sous silence la compétition à Esery des 10 ans du club.

Les gagas avaient brillé par leur tenue… un peu moins dans les résultats.

 


   

 

Dans son club de golf, Dominique fut parmi les membres des séniors, une figure marquante.

Au propre comme au figuré.

Il avait le don de se laisser pousser parfois un petit boc qui lui allait si bien, sans oublier ses qualités évidentes de golfeur. Il remporta la chemise jaune du meilleur compétiteur lors d’une sortie des séniors.

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Et pas question de rendre avec lui une carte de score, sans un contrôle strict.

                   

 J’ai connu des chercheurs de champignons. Lui, sa grande passion était de retrouver des balles de golf perdues. Il avait ses coins. Il n’a jamais voulu nous dire lesquels. Je ne sais pas non plus combien de balles il a récolté dans ses inlassables recherches, probablement des milliers. Dans sa grande générosité lors de la compétition des restaurateurs, il les redistribuait nettoyées, en sachet pour la plus grande joie des participants.

                                                                            *****

Nous avions eu le privilège d’être invité  au mariage de son fils Denis.

 

 

Difficile de décrire la joie et la fierté des parents en ce jour.

Pensez donc, un vrai conte de fée : Denis haut gradé de notre armée suisse, mariant une doctoresse. Tout baignait, la météo était de la partie, l’ambiance au beau fixe, difficile de faire mieux.

 

                                                                             *****

Et je terminerai cette évocation par les soirées cinéma que j’organisais chez moi.

Traditionnellement nous faisions une énorme paella. Dominique en grand pro de la restauration est toujours venu mous donner un coup de main…si ce n’était pas pour la cuisine… c’était pour ouvrir les bouteilles.

    


 

 

Refermons l’album de souvenirs, non sans avoir essuyé une larme à l’évocation de ces moments inoubliables.

                                                                       *****

Fin mai, je vais lui rendre une petite visite à la clinique Beau-Séjour.

 Grâce à un déambulateur, il peut se rendre sans accompagnement à la cafétéria. Quelques minutes plus tard, Albane nous rejoint. Elle lui offre un petit cadeau pour son anniversaire (avancé) : une montre.

C’est là que j’ai vu le regard plein de tendresse et d’amour que sa fille portait à son père, mais

lorsqu’elle lui a pris son pouls, c’était un autre regard : celui de la de la doctoresse.

Nos yeux se sont croisés. A l’évidence nous savions et compris que sa vie était en danger.

 

Pour terminer, Walter Lier et moi-même,  garderons de Dominique le meilleur souvenir qui pouvait nous être donné.

Ce 29 juin 2016, nous avions décidé d’aller le chercher à Val-Fleuri et de l’emmener golfer sur le parcours de Champs des Combes.

Nous lui avons laissé conduire la voiturette. Il a même putté.

Un grand moment de joie pour nous trois et aussi pour tous ses amis d’Esery rencontrés sur le parcours et au restaurant.

 

  

 

 

Mais voilà, la triste nouvelle de son décès me parvenait 4 jours plus tard.

En relisant le texte de ma chronique, je constate que toutes ces années passées ensemble

ne s’effaceront jamais de ma mémoire et que Dominique sera présent encore longtemps dans mon cœur.

Adieu l’ami.

 

JCE/7.7.2016

 

 

Dominique faisait partie de

Dominique faisait partie de plusieurs groupes d'amis.
Celui du dimanche matin (Michel, Bernard M. Prosper, Victor, Alain) pour lequel j'avais commandé des polos roses floqués du macaron du golf sous-titré "les copains".
Nos femmes nous recevaient à tour de rôle pour de copieux et savoureux repas.
Lorsqu'il a du vider sa maison de Reignier, de nombreux bibelots et livres ont fini au Club d'Esery.
Dominique m'a légué sa passion de recherche des balles, pour les champignons, il m'a donné également ses coins.
J'aurai encore beaucoup à raconter mais le plus important est que maintenant il nous manque, il est irremplaçable et il ne se passe pas un jour sans que je pense à lui.
Bernard O.

C'est aussi ça, l'amitié, se

C'est aussi ça, l'amitié, se souvenir et mettre en commun les sources de joies que le départ des êtres arrive à peine à ternir... Bel hommage. Je crois me souvenir que tu m'avais fait connaître cette table amicale...
Bien à toi
Le cousin

Cher Jean-Claude, Albane et

Cher Jean-Claude,

Albane et moi te remercions pour ce très bel hommage à papa. Ton amitié pour lui et la peine de son départ transparaissent à chaque lignes.

Je sais que tu ne désires pas prendre la parole demain. Je me suis permis de tirer quelques-unes de tes anecdotes pour agrémenter mon mot d’adieu.

Bien à toi,
Denis

Ta chronique a été

Ta chronique a été immédiatement envoyée aux enfants
qui à sa lecture, ont partagé mon émotion.

Tant de souvenirs...
Je t'embrasse.

Maria

J'ai montré aux enfants la photo prise le mercredi au golf.
Ils en étaient émus bien sûr. Il est même possible qu'ils la mettent sur le présentoir.

Emouvant

Récit émouvant et touchant !

Baba

Merci pour ce récit d'un

Merci pour ce récit d'un "Dominique" que je ne connaissais pas.
Je comprend ta peine.
J'étais triste, mais là encore plus.
Robert

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