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le comte Ory

Retour aux articles 07/08/2014

Le comte Ory

Grande première pour votre chroniqueur (préféré !) d’aller écouter un opéra dans la mythique salle de la Scala à Milan.

Je me faisais bien une idée de cette salle, mais lorsque vous franchissez les portes qui y accèdent, c’est un peu comme si vous entriez dans une cathédrale.

Difficile de décrire ces 6 étages avec ces loges, la fascination pour ces décorations en couleurs rouges et or.  La photo ci-dessous vous donnera une meilleure idée d’une description que je pourrais en  faire.

 

  

Historique :

Après l'incendie du Théâtre ducal en 1776, un nouveau théâtre est construit sur l'emplacement de l'église Santa Maria della Visconti. C'est un grand théâtre à l'italienne de 3 000 places, avec un parterre de loges dont les occupants en sont aussi les propriétaires.

 

Rossini, Verdi et Bellini contribueront largement au développement de ce bastion de l’art lyrique. Mais sa réputation internationale sera due au célébrissime Arturo Toscanini.

Avec l'avènement du fascisme, la Scala sombre dans une période de déclin. Toscanini quitte l'Europe pour les États-Unis. Milan est bombardé en 1943, le théâtre est reconstruit selon les plans d'origine.  Sa triomphale inauguration en 1946 fait vibrer d'émotion tout Milan et scelle les retrouvailles avec le maestro Toscanini.

De 2002 à 2004 la Scala fait l’objet d’une rénovation complète. A l’occasion de sa réouverture Riccardo Muti dirigea l’opéra de Salieri L'Europa riconosciuta. Les places furent vendues 2000 euros.

Depuis cette date, des chefs d’orchestre prestigieux, des chanteurs célébrissimes, comme par exemple la Callas, des metteurs en scènes internationaux vont se succéder avec le plus souvent au programme des créations mondiales.

 

Le Comte Ory

Cet opéra-comique du au livret d’Eugène Scribe nous décrit l’histoire médiévale d’un comte trousseur de jupons dans ses tentatives amoureuses auprès d’une comtesse. Par ruse, il se travesti tour à tour en ermite, puis en nonne. Cela peut donner lieu à des scènes amusantes, mais qui frisent parfois la vulgarité, notamment dans le 2ème acte lorsqu’il s’agit de partager le lit de la comtesse.

La mise en scène est due au français Laurent Pelly qui transpose cet ouvrage dans notre époque. Le premier acte se passe dans une salle polyvalente avec panier de basket, écran de TV donnant le journal d’informations, bar moderne fluo, table de massage. Assez déroutant.

 

 

 

Après avoir vu à l'Opéra de Bordeaux la Flute enchantée dans une station de ski avec night-club, je devrais commencer à me faire à cette rupture avec les mises en scène traditionnelles.  Si vous voulez vous faire une idée, voici une photo du même opéra mais dans une version d’époque.


Des gouts et des couleurs, c’est vraiment le cas de le dire. A lire la presse, cette version moderne a été accueillie assez froidement par le public milanais.

 Et à propos de costumes, j’ai constaté avec regret que de nombreux milanais venaient à ce spectacle en chemise ouverte, pantalon de ville ou jeans….et moi qui avait mis mon smoking, cravate et chemise blanche !

 

On prétend que Rossini ne se creusa pas trop les méninges pour composer cet ouvrage en empruntant de nombreux grands airs à son opéra le Voyage à Reims.

Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage (chanté en français) permet à l’orchestre et au chœur de la Scala (en version quelque peu réduite ce soir-là) de démontrer la  totale maitrise de leur art. A la tête de cet ensemble prestigieux (plus de 130 musiciens et une centaine de choristes)  Donato Renzetti.  Je ne le connaissais pas. A lire son «  CV «   il s’avère être une figure incontournable des grandes scènes mondiales de l’opéra.

Un regret : lorsqu’on est au parterre, on ne voit pratiquement ni le chef ni les musiciens.

Par contre, au dos de chaque fauteuil des premiers rangs, un petit écran vous permet de suivre le  livret ou sa traduction dans une langue étrangere de votre choix. Pas mal.

 

Méfiez-vous également si vous tenez à entendre un soliste particulier. Pour des ouvrages de cette importance chaque rôle est doublé, voire triplé  Ce soir le comte Ory a été tenu par  Colin Lee  aux performances vocales  étourdissantes surtout dans des contre- notes dont on se demande bien comment il arrive à cette maitrise

 Pour moi la révélation fut la magnifique sud-africaine Pretty Yende (comtesse De Formoutier) à la voix puissante et chaude. Très souriante, à l’aise sur scène et encore plus dans des vocalises exceptionnelles,  je lui octroierais ma préférence. Mais il s’avère difficile de faire un choix tant les autres solistes étaient remarquables, tout en se rappelant que la Scala de Milan offre probablement ce qu’il y a de mieux dans ce que l’on peut voir et entendre dans ce domaine.

 

 

Inutile de songer à embarquer ma caméra et filmer dans la Scala.

Voici quand même un extrait trouvé sur Internet du final du 1er acte de cet opéra donné en juillet 2014 à la Scala.

Que dire d’autre …. Rien. On a là du tout grand Rossini…   c’est brillant, vif, léger, bien enlevé.

 

 

ALEKSANDRA KURZAK, JUAN DIEGO FLOREZ, JOSE MARIA LO MONACO, ROBERTO TAGLIAVINI ,STEPHANE DEGOUT, MARINA DE LISO, DIR DONATO RENZETTI

 

JCE/7.8.2014

 

 


C'est beau !

Quelle belle salle !!!

Baba

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